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 ♣ L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge

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Elizabeth DuChêne

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♣ Le cauchemard recommence ♠
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MessageSujet: ♣ L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge   Dim 14 Aoû - 9:30






« Valentin & Elizabeth »
« L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge .. »


    J'étais perturbée et confuse. En même temps, comment ne pas l'être avec tous ces changements dans la tribu. Je n'étais certes pas touché par toutes ces modifications mais deux de mes plus chers amis l'étaient et il me semblait qu'un froid s'était installé entre eux. Mais j'ignore encore pourquoi Valentin ne veut plus que je fréquente ni Arthur, ni même mon propre cousin Alex. Il avait changé depuis sa nomination en tant que capitaine des troupes, il faut dire que tout le monde a changé, même moi. Mais comment se sentir en sécurité avec Valentin sur un lieu de guerre alors que peu de temps avant j'étais le meilleur protecteur du monde, Arthur. Je ne doutais pas en mon meilleur ami, mais la sensation n'était pas la même. Et c'est pour cela que j'étais confuse. J'ai entièrement confiance en Valentin, quand je sors la nuit avec lui je me sens protégée, mais lorsque l'on part en mission c'est une toute autre affaire. Je m'inquiète surement pour rien, enfin je l'espère.

    Il était aux abords de onze heures du matin et les oiseaux gazouillaient depuis longtemps dans le St James's Park. Je marchais depuis environ cinq minutes, aillant quitté mon domicile pour venir respirer l'air frais du parc. J'étais vêtu d'un simple short et d'un t-shirt blanc à motifs sans importance. Je déambulais sur le chemin, me fessant attaquer par les canards qui voulaient surement manger mes chaussures neuves. C'est peut-être au bout d'une longue réflexion que je me suis demandée si m'asseoir sur un banc n'était pas mieux pour réviser que de marcher bêtement parmi les canards affamés. C'était très intelligent. Je m'assis donc sur le banc le plus proche pour relire une fiche de cours de médecine, comme à mon habitude lorsque je n'avais rien à faire et personnes à voir. Avant de commencer la longue et très ennuyante lecture sur le fonctionnement d'un artère du coeur, je me promis d'aller voir Arthur puis Alex pour leur parler respectivement de leur comportement changeant, sans oublier Valentin qui était un de mes soucis majeurs.

    Au bout d'une quinzaine de minutes de concentration ultime, un stupide canard vint me pincer les doigts. Je lâchai mes feuilles pour regarder ma blessure et comme un problème n'arrive jamais seul, le vent se leva et emporta mes feuilles, bien que je courus après, dans l'étang juste en face de moi. Vie de merde... Sur le moment c'est très énervant, mais après avoir mis un coup de pied dans deux ou trois canards tout va mieux. Je levai ma tête, ce vent n'était pas venu comme ça comme par magie. Enfin si, il était bel et bien venu par magie j'en suis certaine. Ou alors je devenais tout simplement folle, ce qui peut être rationnel également. Je retournai sur mon banc, les coudes sur les genoux et la tête posée sur mes mains, j'avais comme une très grande envie de boudée et de m'énerver après les êtres stupides que sont les canards...



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    IL N'Y A QU'UNE FAÇON D'ÊTRE AIME, AIMER D'AVANTAGENous vivons dans un monde entouré par les flammes ardentes de la haine, embrasées par l’amour et soufflées par le vent. Nul ne peut éteindre les flammes du destin, celles que j’ai fait jaillir de mes mains dans un élan de colère, c’est alors que nous nous devons de plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !
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Elizabeth DuChêne

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MessageSujet: Re: ♣ L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge   Sam 8 Oct - 7:45



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Valentin MacGray

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MessageSujet: Re: ♣ L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge   Mar 15 Nov - 4:56

    La matinée était paisible, le temps particulièrement beau et bien que l’hiver approchait, les températures restaient agréables, quoique de plus en plus basse. Le vent, surtout, était glacial et gelait les os, bourrasque après bourrasque. Il tournait, tourbillonnait, soulevait jupes et cheveux et s’enfuyaient, sifflait aux oreilles en une mélodie imposante de force, puis se faisait silencieux une fois lassé de faire voler les feuilles aux mille couleurs chatoyantes de l’automne. Le vent était aussi brûlant qu’il pouvait être froid, aussi doux qu’il pouvait être violent, aussi agile qu’il se montrait dur.

    Valentin aimait cet élément. Parfois, pour faire rire, il disait être un fils du vent, qui court et caracole avec lui. Faisait-il réellement de l’humour ? Dans le fond, être capable de maîtriser cet impétueux élément lui donnait des ailes. Un peu comme s’il était en harmonie avec une parcelle de la nature. Quand il se rendait à la campagne, il se plaisait à soulever les rafales et courir avec elles, jusqu’à en perdre haleine, pour finalement s’effondrer dans les champs de blés, haletant, le regard perdu vers le ciel orageux. Le vent, c’était la liberté, et Valentin rêvait d’être libre. Libre de tous ces mensonges dans lesquels il s’était empêtré.

    La belle ville de Londres n’était pas épargnée par les caprices de l’automne et les grands vents qui secouaient la Grande-Bretagne s’avéraient particulièrement mordants. Il venait du nord. Loin d’en être incommodé, Valentin était même au contraire plutôt satisfait. Tellement qu’il trouvait qu’une petite balade matinal dans le parc de St James était une idée formidable, là où bien d’autres seraient restés chez eux, bien au chaud.

    Tout en sifflotant, Valentin déambulait, l’œil vif, regardant à droite et à gauche, calme et détendu. Une petite trêve dans sa vie mouvementée ne pouvait pas lui faire de mal. Psychologue … Quelle idée, de faire un métier pareil. Bien entendu, aider les gens n’avait pas de prix et il gagnait relativement bien sa vie malgré tout, mais c’était usant, d’entendre les maux et malheurs du monde à longueur de journée. Un peu de repos ne faisait de mal à personne.

    Le petit génie, comme ses camarades et professeurs l’appelaient autrefois, s’arrêta pour caresser un petit chien blanc qui venait de lui foncer dessus. Un peu plus loin, une petite fille courait pour rattraper le petit sacripant, qui, visiblement, s’était enfui. Valentin ramassa la laisse pour empêcher l’animal d’aller prit loin et, accroupi devant lui, passa sa main dans son poil soyeux. C’était une très belle bête. La fillette remercia le « beau et gentil monsieur » (et il grimaça fortement à « monsieur ») d’avoir rattrapé Blandine, puis s’éloigna avec sa fougueuse bestiole.

    Valentin soupira. Monsieur … Avait-il l’air si vieux que ça ? Les enfants avaient un vrai don pour miner le moral. Perdu dans sa déprime naissante, il ne remarqua la jeune fille qu’il connaissait bien qu’après coup, en passant derrière elle. Et la demoiselle en question, Elizabeth de son prénom, tenait des feuilles à la main, qu’elle posa à ses côtés quand elle fut pincée par un canard. Valentin afficha un sourire espiègle. Une vilaine farce le démangeait. N’y tenant plus, il donna un petit coup de pouce à son ami le vent, qui, come par hasard, souffla brusquement derrière la jeune femme, dont les papiers s’envolèrent un peu plus loin. Comme un gamin, il ricana.

    Il la vit courir après ses feuilles de révision, les ramasser, puis revenir s’installer sur son banc, le tout son qu’elle ne le remarque. Bel exploit. D’humeur farceuse, Valentin se glissa derrière elle et posa ses mains complètement gelées sur ses joues !

    - Surprise ! Dis-voir Lizzy, t’as pas froid dans cette petite tenue ?

    Valentin aimait l’appeler Lizzy, pour l’embêter. Et surtout, surtout, il adorait l’embêter. C’était maladif.
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Elizabeth DuChêne

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MessageSujet: Re: ♣ L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge   Mar 15 Nov - 8:33




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    L’étude des pulsations cardiaques n’était pas franchement compliquée mais je commençais déjà à m’en lasser, lire dix fois la même phrase pour être sûre de bien l’avoir assimilée n’était pas de tout repos. Dès l’instant où je me calmais quelqu’un colla ses mains glacées sur mes joues en feu par l’agacement de tout à l’heure. Je poussais un cri de surprise et sursautai au bondissant du banc, déchirant par la même occasion mon collant couleur chair, une de mes seule source de chaleurs sous ma veste. Je me retournai en furie, cherchant qui était la personne qui m’avait infligé ce mal. J’avais une étrange sensation qui m’habitait, comme de l’amusant, un sentiment totalement puéril, décidément la personne qui m’avait fait ça devait avoir un fort ressenti de la chose. En face de moi se dressai une masse immense, un homme blond aux yeux blonds, dès que je reconnu ce magnifique visage un sourire immense se dessina sur le mien. C’était Valentin, mon meilleur ami. Je lui sautai dans les bras, a genoux sur le banc, j’avais cette sale habitude de lui sauter dessus dès que j’en avais l’occasion puis le relâchai doucement.

    VALENTIN « Surprise ! Dis-voir Lizzy, t’as pas froid dans cette petite tenue ? »
    ELIZABETH « Eh non, tu me connais ! Et toi ça va ? »

    A mon avis, ça devait aller. Oh mais tient quand j’y pense, la fameuse magie de tout à l’heure, pour mes feuilles volantes, ça pourrait très bien être sa faute. Peut importe, Valentin, je lui pardonnais tout, même les pires bêtises aux mondes. Je n’imagine même pas une seconde de ma vie sans mon meilleur ami, sans cette épaule pour me soutenir, et j’en suis fière de mon grand bonhomme, je ne le partagerai pour rien au monde, enfin pour l’instant je ne suis pas prête. Je passai machinalement ma main dans mes longs cheveux et admirais le jeune homme en face de moi, je me retournai brusquement, cette sensation d’admiration n’était pas la mienne, fichu don d’empathie, il ne me sert strictement à rien dans la vie. Je me reconcentrai sur mon ami en remontant sur le banc, juste histoire d’être plus près parce que au final je n’étais pas forcement plus grande. Je mis mes mains dans mes poches, luttant pour ne pas tomber sur le côté à cause des bourrasques de vents glacials qui finalement ne m’atteignaient pas vraiment grâce à ma pyrorurgie , ça j’en suis fière. Je plantai mon regard dans celui de mon ami et attendais sa réponse.


    Spoiler:
     

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MessageSujet: Re: ♣ L'ombre du silence n'agit pas sur le soleil du mensonge   

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